Les avions du futur seront-ils moins bruyants ?
En trente ans, les progrès intégrant les nouvelles technologies disponibles ont permis de réduire en moyenne d’un peu plus de 20 décibels le bruit des avions à réaction.
De nouveaux progrès résulteront des efforts actuels entrepris essentiellement dans deux domaines différents : la diminution du bruit moteur et la réduction du bruit aérodynamique.
La diminution du bruit moteur :
Initialement source considérable de nuisances sonores pour les moteurs de la génération précédente, le bruit de jet a été notablement diminué sur les moteurs subsoniques. La réduction du bruit de la soufflante constitue aujourd’hui l’objectif prioritaire des recherches.
La réduction du bruit aérodynamique :
Ce phénomène généré uniquement par l’écoulement de l’air autour de l’avion est particulièrement notable lors des phases d’approche, lorsque le train d’atterrissage et les volets sont sortis.
Ce problème reçoit une attention particulière dans la mesure où il apparaît désormais qu’en approche, le bruit aérodynamique est du même ordre de grandeur que le bruit moteur. La résolution de ce problème se complique avec l’augmentation de la taille des avions modernes.
Les nouvelles avancées nécessiteront de révolutionner la conception des avions de demain en intégrant, dès le départ, la performance acoustique. De multiples projets (tel que le projet SAX40 mené par l’Université de Cambridge et le Massachusetts Institute of Technology) ont pour ambition de réduire de manière significative le bruit.
La plupart de ces projets exploitent le concept de l’aile volante. Celui-ci permet d’envisager une réduction substantielle du bruit aérodynamique et offrira via une disposition des moteurs sur l’aile (plutôt que sous l’aile) une possibilité de masquage des sources de bruit moteur via l’effet d’écran. En outre, les moteurs bénéficieront d’avancées nouvelles (usage de taux de dilution majorés, traitement acoustique optimisé). Au dire de leurs concepteurs, ces projets conduiront à des avions à peine audibles en dehors des limites aéroportuaires.
A l’heure actuelle, ces études conceptuelles ne permettent pas encore d’avancer avec précision une date de mise en service.

